Dossier : Fast forward to (the 2nd half of) 2012, part 2

Suite de la prospective pour la deuxième moitié de 2012 (première partie à lire ici) avec cette fois-ci 12 groupes dont on pourrait espérer un nouveau disque avant la fin de l’année, en tous cas je l’espère. Certains semblent probables, d’autres moins, dans tous les cas ils seraient les bienvenus. Continue reading

Dossier : Fast forward to (the 2nd half of) 2012, part 1

Nous voilà déjà arrivés à la moitié de l’année. Pas forcément une mauvaise nouvelle étant donné le froid qu’il a fait cet hiver, en tous cas à Paris… Je suis donc bien content de voir arriver l’été qui sera pour moi l’occasion de retrouver soleil, océan, copains, fêtes et piscine. Mais qui dit « été » dit « album de l’été« , un titre que les groupes (généralement pop-punk) sont nombreux à se disputer. Les sorties du style ne semblent pas embouteiller cette année, mais la seconde moitié de 2012 nous réserve quand même du lourd sur le papier, tous genres confondus. Petite prospective de ce qui nous attend jusqu’à l’arrivée de 2013 avec ma sélection de disques que j’attends le plus. Voici la première partie avec 12 groupes dont la sortie est confirmée. 12 autres que l’on peut espérer suivront.
EDIT : Deuxième partie à lire ici. Continue reading

Écoutes du Jour : 03/01/12

DAYLIGHTThe Difference in Good and Bad Dreams 7″ (2012, Run For Cover Records)
Daylight, quatuor de Pennsylvanie, ont solidifé leur son. Dans la lignée des sorties Run For Cover (Title Fight, Basement, Seahaven), le groupe débarque avec quatre compos hardcore mélodique aux accents emo et grundgy mieux construites et présentant plus d’alternance. Dans le chant d’abord, avec l’intégration davantage de chant clair (pas toujours bénéfique à l’ensemble ceci dit), et dans les guitares, mélangeant accords légers et riffs sourds (« Hungry at the Funeral »). Pas encore au niveau de leurs collègues, Daylight nous pond quand même un mini tube avec « Damp », titre à la construction crescendo classique mais efficace. EP en écoute ici.

ENTER SHIKARIA Flash Flood of Colour (2012, Ambush Reality)
Enter Shikari ont toujours fait office d’ovni dans la galaxie musicale mainstream. Les quatre lads de St Albans sont parvenus au fil des modes à maintenir leur mix d’électro, d’alternative rock et de metal loin du metalcore à synthé dégueulasse produit par nombre de formations à la Rise Records et alors qu’aujourd’hui même Britney Spears se met au dubstep, Shikari maintient toujours sa signature. A Flash Flood of Colour est cependant moins  agressif que ses prédécesseurs. Sans parler de technicité, le groupe expérimente toujours plus et perd souvent en efficacité. Pas de gros tube rageur à la « Mothership » ou « Solidarity ». Plus de drum’n'bass et de dubstep sont par contre au programme mais toujours quelques breakdowns, malheureusement pas toujours bien sentis. Les passages un peu forcés que je craignais venir en voyant leurs récentes prestations live ne sont pas si nombreux mais alourdissent une poignée de morceaux par la lenteur des beats et le côté téléphoné de leur breaks. Point positif, les morceaux les plus « mellow » sont largement plus réussis que sur Common Dreads, les mecs s’étant essayé à quelque chose d’un peu plus raffiné (« Constellations » est le morceau le plus post-rock que pourra jamais faire Enter Shikari). On a connu leur clavier en meilleure forme mais le sens de la mélodie et les voix restent deux de leurs forces majeures (« Pack of Thieves »). À noter que les screams à la Take to the Skies sont de retour par-ci par-là (« Hello Tyrannosaurus, Meet Tyrannicide »). Enfin, les lyrics de Rou, toujours aussi revendicatifs, ne sont pas plus révolutionnaires qu’auparavant mais restent bien moins poussifs que certaines des instrus. Une écoute plus approfondie sera nécessaire pour me faire un avis final.

LOMA PRIETAI.V. (2012, Deathwish Inc.)
J’aurais mis ma main à couper que ce quatrième album de Loma Prieta allait être une baffe. Mais je serais aujourd’hui manchot. I.V. va certainement marquer un nouveau stade dans la discographie du groupe. Le quatrième album des Californiens est en tout point abrasif : des lentes plaintes saccadées associées à la batterie d-beat et furieuse de « Trilogy 4: Momentary » jusqu’à la saturation extrême de « Trilogy 6: Forgetting ». 12 morceaux en moins de 25 minutes pour te brûler la nuque au fer rouge. Le son est à la fois plus heavy et plus crust, penchant désormais plus vers Converge que vers leur passé screamo. Ce quatrième LP n’est pas pour autant un bloc de crasse, les superbes et planants accords de l’incroyable titre d’ouverture « Fly by Night » ou la basse tranchante de « Aside From the Distant Shadow, There is Nothing Left » étant deux exemples de l’éternelle complexité des compositions de Loma Prieta et de la nouvelle dimension prise par le groupe avec ce disque. On a peut-être déjà notre album screamo de 2012.

WRONG ANSWERCross a Black Cat’s Path 7″ (2012, Six Feet Under Records)
Toujours pas de LP pour Wrong Answer. Groupe hardcore pur et dur (surtout dur, en fait) de Buck County, Pennsylvanie, c’est déjà leur troisième EP, sans compter leur demo. Pas de changement, un jeu musclé avec des guitares qui grincent et un chanteur qui aboie, dans la plus pure tradition de Cro-Mags que les groupes du genre resucent depuis 20 ans. Ça n’empêchent pas Wrong Answer de le faire bien, envoyant quelques patates réussies sur ces 10 minutes de cire. Dans le style, je préfère les excellents Power Trip et Guilty, mais ça reste relativement correct. EP en écoute ici.

Écoutes du Jour : 05/12/11

GALLOWSDeath is Birth 7″ (2011, Thirty Days Of Night Records)
Première fournée du groupe anglais depuis le départ de leur très charismatique ex-chanteur Frank Carter, remplacé par le Canadien Wade MacNeil (ex-guitariste d’Alexisonfire et toujours dans Black Lungs). Gallows a définitivement changé, se détournant de l’approche plus élaborée mais aussi plus heavy de leur second album pour retourner ici aux bases du punk-hardcore : des morceaux courts (4 titres pour moins de 8 minutes), un rythme effréné et un chant gueulé plus monotone. Résultat mitigé, à la fois plus direct et moins personnel. La couronne reste bien vissée sur la tête de Trash Talk qui, dans un style similaire, envoient carrément plus du bois.

HOT ROD CIRCUIT – S/T 7″ (2011, Run For Cover Records)
Quatre ans que Hot Rod Circuit n’avaient écrit de chanson. Le groupe de New Haven, Connecticut, après s’être séparé en 2007 et laissé son frontman Andy Jackson vaquer à d’autres occupations musicales (Death In The Park et Terrible Things), sort trois premiers morceaux sur l’incontournable label Run For Cover : deux originales et une reprise de Superdrag. Dans la totale lignée de leur dernier LP, ce 7″ ne surprend pas mais ravira les amateurs de voir le groupe à nouveau en selle.

HOW DO WE JUMP THIS HIGH?Funny/Not Funny 7″ (2011, Answer Key Records)
Quasi-absent d’Internet, ce groupe du Queens à New York regroupe des (ex-)membres des excellents Get Bent, Thousandaires, The State Lottery ou encore Frame et officie dans un style équivalent aux groupes pré-cités : punk-rock mélodique, émotionnel et imprégné d’influences indie. Quelque part entre Hot Water Music, Algernon Cadwallader et Iron Chic, ce nouveau 7″ est tout bonnement excellent.

PULLED APART – Demo (2011, auto-produit)
Le hardcore irlandais est plutôt consanguin. Étant donné le faible nombre de groupes du genre à la ronde (et par conséquent l’encore plus faible nombre de bons groupes), on retrouve à peu près les mêmes têtes au sein des formations méritant un peu d’attention. Pulled Apart regroupe donc des membres des deux meilleurs groupes de hardcore de Dublin, Frustration et Famine. J’ai découvert Famine en live au Royaume-Uni et Frustration est un groupe avec qui je suis devenu ami via Internet et que j’ai fait jouer à Bordeaux l’an passé. Tout ça pour dire que cette demo gratuite de Pulled Apart passe bien, très bien même. Un hardcore peu fainéant aux influences trash metal 90′s évidentes et au chant particulièrement bon (Lee de Famine). Peut-être pas aussi impressionnant que les deux titres postés par leur énième autre groupe Niriburu il y a quelques jours, mais en tous cas une nouvelle preuve de l’intérêt que mérite le Dublin hardcore.