Cette date s’annonçait comme une tragédie : The Wonder Years et I Am The Avalanche, deux très bons groupes de la scène « à la mode » actuellement aux US, c’est évidemment rare mais ça fait plaisir. Mais une affiche aussi pointue au Glazart, une salle d’une capacité de 800 personnes, ça tourne vite à la débandade. Alors quand en plus l’une des deux têtes d’affiche annule… I Am The Avalanche ne pourront en effet finalement pas venir en Europe et ce sont des premières parties françaises dont je passerai les compte-rendus qui boucheront laborieusement les trous. Mais The Wonder Years sont là, alors on tient bon.
La suite ne sera par contre qu’un mélange des morceaux les plus forts de leurs deux excellents albums sortis en 2010 et 2011, The Upsides et Suburbia, I’ve Given You All and Now I’m Nothing, à l’exception de l’énergique « You’re Not Salinger. Get Over It. », fan-favorite tiré du 7″ Won’t Be Pathetic Forever. Le set est maîtrisé, le clavier me choque moins que lors du set à La Maroquinerie et les mecs y mettent du leur malgré l’absence de foule. On sent malgré tout un peu de nervosité sur scène et en dehors face à l’état d’ébriété des agités du premier rang. Le bassiste Josh Martin aura même un petit moment d’énervement lorsque l’un d’entre eux montera sur scène, avant que l’uluberlu en question, qui ne fit franchement mal à personne, se fasse tirer les oreilles par le désormais célèbre manager du groupe, affublé de ses ridicules écarteurs et d’une improbable chemise hawaïenne de hipster ironique.
Le set se passe malgré tout sans incident mais sans grand moment de communion scénique, malgré la bonne participation d’une poignée de Parisiens. Le frontman Soupy Campbell, malgré une bonne présence et de l’énergie, n’est pas trop du genre à partager le micro, ce qui n’aide pas particulièrement le public à s’engager dans l’action. Mais The Wonder Years assure leur headlining, sans fausse note (comme ce fut le cas en décembre avec de nombreux pains) et avec des demi-sourires. C’est le solide « Washington Square Park » et ses guitares à la Four Year Strong qui conclue le set, avant un mini rappel où Soupy demandera au public si le choix de « All My Friends Are in Bar Bands » convient à tout le monde. Un connaisseur demandera « It’s Never Sunny in Philadelphia » mais rentrera bredouille.
Deux ou trois morceaux de plus dont « Hoodie Weather » que je n’ai toujours pas entendu en live n’auraient pas été de refus, mais peut-être vaut-il mieux s’arrêter là. Malgré une ambiance de boom de collège dans une salle aux trois-quarts vides et des Français bourrés qui semblent décidément beaucoup irriter les groupes du genre, The Wonder Years ont tenu leurs promesses. Félicitons au passage OrageRock pour l’organisation de cette soirée, il fallait être courageux pour s’y lancer…
Local Man Ruins Everything
Melrose Diner
Keystone State Dude-Core
Coffee Eyes
Summers in PA
Don’t Let Me Cave In
Woke Up Older
My Last Semester
Logan Circle
Came Out Swinging
You’re Not Salinger. Get Over It.
Washington Square Park
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All My Friends Are in Bar Bands
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Photos par Apo.
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Merci à OrageRock.






